{"id":3,"date":"2023-08-29T16:03:34","date_gmt":"2023-08-29T14:03:34","guid":{"rendered":"http:\/\/hay-formation-conseil.fr\/?page_id=3"},"modified":"2023-08-29T18:47:07","modified_gmt":"2023-08-29T16:47:07","slug":"politique-de-confidentialite","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/hay-formation-conseil.fr\/index.php\/politique-de-confidentialite\/","title":{"rendered":"pourquoi un stage sur l&#8217;humour"},"content":{"rendered":"\n<p>Parution sur Vie Sociale : &#8220;de l&#8217;humour et du rire dans le travail social&#8221; aux \u00e9ditions CEDIAS, <em>N\u00b02\/2010<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un stage de formation professionnelle<br>sur l\u2019humour&nbsp;: quel sens&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Christian Hay<a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftn1\">*<\/a>courriel: <a href=\"mailto:hay.c@wanadoo.fr\">hay.c@wanadoo.fr<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Odile Grippon<a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftn2\">*<\/a>*Courriel : <a href=\"mailto:grippon.odile@neuf.com\">grippon.odile@neuf.com<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Quelle dr\u00f4le d\u2019id\u00e9e d\u2019envisager l\u2019humour dans le monde social, l\u2019humour est un moyen de se distraire, c\u2019est tout&nbsp;; nous le rencontrons au th\u00e9\u00e2tre, au cin\u00e9ma, dans les livres ou toute autre activit\u00e9 culturelle. Il vient apr\u00e8s le travail pour d\u00e9tendre l\u2019employ\u00e9 de sa journ\u00e9e laborieuse. Donner une place \u00e0 l\u2019humour dans le monde du travail&nbsp;est une id\u00e9ologie qui consiste \u00e0 cultiver l\u2019illusion d\u2019un travail sans p\u00e9nibilit\u00e9 et sans souffrance\u2026 Bon, admettons un court instant cette \u00e9ventualit\u00e9, mais pour cela, il faudrait d\u00e9j\u00e0 conna\u00eetre l\u2019utilit\u00e9 concr\u00e8te du sujet. Il faudrait ainsi embaucher des \u00ab&nbsp;petits rigolos&nbsp;\u00bb pour faire rire les r\u00e9sidents, les usagers et le personnel, il faudrait croire qu\u2019il est possible de transformer un travailleur social acari\u00e2tre en petit ange l\u00e9ger, virevoltant, avec un sens de l\u2019humour incontournable \u00e0 chaque difficult\u00e9 relationnelle. Il faudra probablement expliquer tr\u00e8s longtemps que le sourire que nous avons vu pointer sur le coin des l\u00e8vres d\u2019un r\u00e9sident aura une r\u00e9percussion primordiale sur son avenir. Et puis ne croyons pas que l\u2019humour se d\u00e9clenche comme \u00e7a, d\u2019un seul coup de baguette magique&nbsp;: et hop&nbsp;! l\u2019ambiance change, tout le monde rit, est heureux et puis voil\u00e0, c\u2019est tout.<\/p>\n\n\n\n<p>Le passage que nous venons d\u2019\u00e9crire, sorti tout droit d\u2019un d\u00e9tracteur imaginaire, d\u2019humeur grincheuse certes, montre bien les difficult\u00e9s que nous rencontrons lorsque nous planchons sur l\u2019usage de l\u2019humour en situation professionnelle. Nous essayerons de r\u00e9pondre aux contradictions d\u00e9velopp\u00e9es ci-dessus. Nous allons tout d\u2019abord commencer par aborder la question de l\u2019enjeu puis ensuite nous verrons les proc\u00e9d\u00e9s essentiels pour atteindre nos objectifs et concr\u00e8tement nous aborderons quelques t\u00e9moignages qui permettront d\u2019illustrer les diff\u00e9rents discours. Nous terminerons par un questionnement global sur la comp\u00e9tence que nous cherchons \u00e0 d\u00e9velopper.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00e9crit est issu de plusieurs stages de formation intitul\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>L\u2019humour, un outil au service de l\u2019accompagnement \u00e9ducatif<\/em>&nbsp;\u00bb \u00e0 l\u2019initiative d\u2019UNIFAF Ile-de-France, dans le cadre d\u2019une action prioritaire r\u00e9gionale pour des travailleurs sociaux. Nous y assurons la formation avec une journ\u00e9e en co-animation.<\/p>\n\n\n\n<p>Les enjeux d\u2019un stage sur l\u2019humour<\/p>\n\n\n\n<p>Nous consid\u00e9rons ici que la relation est l\u2019outil essentiel du travailleur social. La mani\u00e8re dont la relation se construit va orienter le comportement de l\u2019usager&nbsp;; c\u2019est bien toute la difficult\u00e9 et la grandeur du m\u00e9tier. Toutefois, le professionnel est parfois confront\u00e9 aux impasses, \u00e0 la relation frontale qui bloque toute communication. L\u2019ambition clairement affich\u00e9e de ce stage est de modifier le type de relation \u00e9tabli avec un r\u00e9sident-usager. Le but est de trouver d\u2019autres formes de communication pour reprendre diff\u00e9remment les \u00e9changes, voir la situation autrement et repartir d\u2019un bon pied.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous \u00e9cartons l\u2019illusion de changer l\u2019autre, il s\u2019agit de consid\u00e9rer que le risque majeur du professionnel est l\u2019enlisement, telle une voiture dans le sable. L\u2019humour viendrait permettre au conducteur de contourner l\u2019obstacle et \u00e9viter le pi\u00e8ge pour reprendre la route. Pour des raisons multiples, il est tr\u00e8s \u00e9tonnant de constater que certains r\u00e9sidents-usagers posent des probl\u00e8mes non seulement \u00e0 certains salari\u00e9s mais aussi \u00e0 l\u2019ensemble de l\u2019institution. Ils arrivent \u00e0 mettre en \u00e9chec toutes les strat\u00e9gies tent\u00e9es par les professionnels, les amener \u00e0 l\u2019impuissance et parfois \u00e0 l\u2019abandon et au laisser-faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Revenons \u00e0 l\u2019essentiel, pourquoi faire de l\u2019humour dans sa communication&nbsp;? Une hypoth\u00e8se simple nous para\u00eet solide, le plaisir de l\u2019humour va laisser une empreinte chez l\u2019interlocuteur et provoquer une attention. Nous pouvons ais\u00e9ment dire que cette hypoth\u00e8se s\u2019adresse aux enseignants, aux parents, aux commerciaux, aux managers\u2026, bien s\u00fbr au monde social et \u00e0 tous ceux qui cherchent \u00e0 faire passer un message. L\u2019humour serait la sauce du plat qui servirait \u00e0 donner du go\u00fbt \u00e0 nos propos, en nous invitant par son fumet all\u00e9chant \u00e0 go\u00fbter puis d\u00e9guster la sauce, pour parvenir avec surprise au plaisir de se d\u00e9lecter du plat, autrement dit rire ensemble, partager ce plaisir, pour ensuite aborder ce qui est ou peut \u00eatre au c\u0153ur de la probl\u00e9matique du sujet et\/ou de l\u2019institution, de fa\u00e7on d\u00e9tendue, l\u00e9g\u00e8re et dans une relation authentique.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte, disons-le, nous restons profond\u00e9ment optimistes (ce qui est d\u2019ailleurs l\u2019une des caract\u00e9ristiques du clown) et nous gardons \u00e0 l\u2019esprit qu\u2019il existe des ouvertures, bien s\u00fbr institutionnelles mais aussi relationnelles, \u00e0 d\u2019autres modes de fonctionnement que ceux, \u00e9tablis, qui nous paraissent immuables. C\u2019est ce qui nous int\u00e9resse maintenant. Reste \u00e0 conna\u00eetre le secret de la r\u00e9ussite et comment arriver \u00e0 contourner les obstacles pour retrouver, reprendre notre chemin de professionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Les proc\u00e9d\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p>Trois auteurs \u00e9clairent bien la situation. Freud<a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftn3\">[1]<\/a> dit que l\u2019humour permet de \u00ab&nbsp;<em>lever les inhibitions<\/em>&nbsp;\u00bb, nous rions plus facilement des sujets qui nous touchent, nous sommes ainsi lib\u00e9r\u00e9s d\u2019une tension. Bergson<a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftn4\">[2]<\/a> pr\u00e9cise que le rire provient des erreurs et des d\u00e9fauts qui nous font penser \u00e0 un manque d\u2019adaptation, \u00e0 un \u00ab&nbsp;<em>agencement m\u00e9canique<\/em>&nbsp;\u00bb. Pour Koestler<a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftn5\">[3]<\/a>, il suffit d\u2019apporter un \u00e9l\u00e9ment incongru dans un cadre pr\u00e9cis pour provoquer l\u2019humour, d\u2019o\u00f9 son concept de \u00ab&nbsp;<em>bissociation<\/em>&nbsp;\u00bb. Il est fort \u00e0 parier que si nous croisons dans la rue une vieille dame avec un <em>piercing<\/em> nous aurons de grandes chances de sourire, car pour le moment cette fantaisie n\u2019est pas du domaine de la personne \u00e2g\u00e9e. Ainsi, utiliser les tensions, l\u2019incongruit\u00e9 et les erreurs seraient autant de pistes pour provoquer des situations humoristiques.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9l\u00e9ment essentiel, qui ressort dans les t\u00e9moignages que nous allons vous pr\u00e9senter ult\u00e9rieurement, est la notion d\u2019inattendu. Nous nous rapprochons du concept de \u00ab&nbsp;<em>bissociation<\/em>&nbsp;\u00bb de Koestler. L\u2019inattendu serait l\u2019amorce de notre changement relationnel esp\u00e9r\u00e9. Par son \u00e9tonnement, sa surprise et sa d\u00e9stabilisation, l\u2019inattendu serait le d\u00e9clencheur d\u2019une nouveaut\u00e9 dans la suite des \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n\n\n\n<p>Citons pour exemple le cas d\u2019un jeune adolescent qui passe son temps \u00e0 d\u00e9jouer la surveillance des \u00e9ducateurs pour fuguer&nbsp;; ceux-ci s\u2019\u00e9puisent \u00e0 tenter de le retenir. Quand, une nouvelle fois, il r\u00e9ussit \u00e0 \u00ab&nbsp;s\u2019\u00e9chapper&nbsp;\u00bb, un \u00e9ducateur lui court apr\u00e8s jusque dans le parc de l\u2019institution. Ce dernier, sportif, rattrape finalement le fugueur&nbsp;; celui-ci s\u2019arr\u00eate, \u00e0 bout de souffle. L\u2019\u00e9ducateur le d\u00e9passe en lui disant avec humour&nbsp;: \u00ab&nbsp;alors, c\u2019est fini le footing aujourd\u2019hui&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Cette simple r\u00e9flexion surprend l\u2019adolescent qui revient tranquillement au foyer en compagnie de l\u2019adulte, en discutant avec lui. Cet adolescent aura pu exp\u00e9rimenter une r\u00e9ponse inhabituelle de l\u2019adulte qui l\u2019a d\u00e9contenanc\u00e9&nbsp;en l\u2019invitant \u00e0 r\u00e9agir \u00e0 son tour autrement qu\u2019\u00e0 l\u2019habitude.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019inverse, le monde professionnel est charg\u00e9 d\u2019attendus o\u00f9 personne n\u2019est dupe, aussi bien l\u2019employ\u00e9 que le r\u00e9sident-usager.<br>Le langage et le comportement sont souvent bien codifi\u00e9s avec peu de place \u00e0 l\u2019original. L\u2019un conna\u00eet le discours de l\u2019autre. Nous avan\u00e7ons d\u2019ailleurs l\u2019id\u00e9e que c\u2019est la source principale des blocages relationnels que nous \u00e9voquions plus haut.<\/p>\n\n\n\n<p>Place et gloire donc \u00e0 l\u2019inattendu dans ce stage, retrouvons l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit imaginatif qui mettra en exergue l\u2019anecdotique, l\u2019anodin, la petite chose qui d\u00e9clenchera une relation diff\u00e9rente, abandonnons momentan\u00e9ment le discours \u00e9tabli pour provoquer une interrogation chez l\u2019autre. D\u2019ailleurs, souvent, dans la communication, l\u2019argument est inefficace. Le point d\u2019interrogation dans un esprit portera un jour ses fruits&nbsp;: il fait le m\u00eame chemin qu\u2019une petite graine dans la terre qui pourra un jour germer et donner vie \u00e0 une plante qui elle-m\u00eame donnera des fruits\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ici que peut intervenir et prendre toute sa place le clown, car il ne parle pas avec des discours appris, il parle et surtout vit les situations avec sa na\u00efvet\u00e9, son c\u0153ur et son humeur du moment. L\u2019intro\u00adduction du personnage du clown dans la formation sur l\u2019humour est un atout ou un outil suppl\u00e9mentaire permettant un point de vue diff\u00e9rent, comme s\u2019il nous offrait la possibilit\u00e9 de regarder par la fen\u00eatre au lieu d\u2019ouvrir syst\u00e9matiquement toujours la m\u00eame porte. Dans le cas d\u2019un entretien professionnel, il permet ainsi d\u2019aller sur le terrain des sensations, des sentiments, des \u00e9motions dans la relation, sans se laisser submerger par eux. Nous nous servons par la suite de ces ressentis exprim\u00e9s pour construire des hypoth\u00e8ses diff\u00e9rentes dans l\u2019analyse de la situation et produire une approche nouvelle qui se veut pertinente, inattendue et incongrue et, paradoxalement, juste dans la pr\u00e9occupation du professionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est en restant dans une relation duelle ou frontale que le blocage intervient, l\u2019inattendu est bas\u00e9 sur un triptyque, une construction sur trois plans, nous suivons une boule de billard qui se dirige vers le bord pour choquer une autre boule qui elle-m\u00eame&nbsp;en tapera une autre qui, elle, atteindra directement son but. Pour certains nous faisons un pas de c\u00f4t\u00e9, et sortons des chemins tout trac\u00e9s. Nous ne nous dirigeons pas vers l\u2019objectif professionnel directement, nous portons notre attention sur un petit rien, \u00e0 la marge de ce qui para\u00eet \u00eatre l\u2019essentiel \u00e0 \u00ab&nbsp;tenir \u00e0 tout prix&nbsp;\u00bb. Un petit rien qui peut \u00eatre compl\u00e8tement d\u00e9cal\u00e9 et apparemment sans rapport direct avec les objectifs que le professionnel doit atteindre.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques illustrations issues du terrain et<br>&nbsp;travaill\u00e9es au cours de la formation<\/p>\n\n\n\n<p>Ces t\u00e9moignages r\u00e9sultent de situations travaill\u00e9es en formation avec une mise en application en intersession. Dans ces r\u00e9cits, nous ne parlerons pas de r\u00e9ussite parce que c\u2019est parfois difficile de la d\u00e9finir et que nous n\u2019avons pas assez de recul dans notre observation. Nous parlerons seulement de r\u00e9ussite sur la capacit\u00e9 de transformer une relation qui s\u2019engage avec des conflits pr\u00e9\u00e9tablis.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours du stage, nous \u00e9tablissons une r\u00e9flexion \u00e0 partir d\u2019une succession de jeux de r\u00f4le pour, dans un premier temps, analyser la situation probl\u00e8me et petit \u00e0 petit tester les id\u00e9es nouvelles que le groupe apporte. Ce travail peut se faire avec ou sans intervention du personnage \u00ab&nbsp;clown&nbsp;\u00bb&nbsp;; nous aborderons plus tard la dimension nouvelle qu\u2019apporte ce dernier.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais auparavant, mettons-nous d\u2019accord sur les termes&nbsp;: les r\u00e9sidents-usagers sont les personnes prises en charge, les stagiaires sont les participants au stage de formation sur le th\u00e8me de l\u2019humour et le groupe constitue l\u2019ensemble des stagiaires, le joueur est pour nous le stagiaire dans son jeu de r\u00f4le.<\/p>\n\n\n\n<p>La douche refus\u00e9e<\/p>\n\n\n\n<p>Un r\u00e9sident \u00ab&nbsp;psychotique&nbsp;\u00bb refuse r\u00e9guli\u00e8rement la douche du matin. Chaque professionnel s\u2019\u00e9vertue \u00e0 trouver des arguments, garde son calme, essaye de faire diversion en parlant d\u2019autre chose et au final, finit par parler \u00ab&nbsp;la grosse dent&nbsp;\u00bb car la situation se scl\u00e9rose.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux stagiaires ont essay\u00e9 de rentrer dans la chambre avec un autre \u00e9tat d\u2019esprit qu\u2019une centration sur la douche. Le premier s\u2019est mis \u00e0 prendre la guitare, jouer faussement et feindre le s\u00e9rieux. Il a obtenu rire, moquerie et un d\u00e9clenchement d\u2019une relation nouvelle. L\u2019autre a adopt\u00e9 le m\u00eame proc\u00e9d\u00e9 avec le poisson rouge d\u2019un autre r\u00e9sident, et dans la magie du jeu a simul\u00e9 une discussion avec ce nouveau compagnon. Ce qui a \u00e9galement provoqu\u00e9 des rires et ouvert sur une nouvelle relation.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre hypoth\u00e8se est la suivante&nbsp;: le r\u00e9sident sait par avance que l\u2019\u00e9ducateur vient pour lui faire prendre sa douche. Il conna\u00eet le discours et exerce son pouvoir de refus en sachant que le professionnel est alors en \u00e9chec. L\u2019int\u00e9r\u00eat ici est de trouver la surprise, l\u2019inattendu qui permette une autre relation dans l\u2019instant (dans le rire et la d\u00e9tente) et ouvre des pistes pour une relation progressivement nouvelle et durable dans le temps&nbsp;: une relation de confiance \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de laquelle le r\u00e9sident-usager se sent exister en tant que Sujet aux c\u00f4t\u00e9s du professionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Un comportement moqueur<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons ici un r\u00e9sident qui refuse son placement en institution. Il estime ne pas pr\u00e9senter de handicap comme les autres et se moque r\u00e9guli\u00e8rement de certains r\u00e9sidents. L\u2019\u00e9ducatrice qui nous a relat\u00e9 cette situation racontait son impuissance face \u00e0 celle-ci, elle sentait un climat qui se d\u00e9t\u00e9riorait dans le groupe. Les moqueries devenaient insupportables pour certains et le r\u00e9sident s\u2019enfermait petit \u00e0 petit dans son comportement qui en faisait rire certains et en blessait d\u2019autres. Cela mettait donc le professionnel en difficult\u00e9 avec l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019arr\u00eater le sarcasme et l\u2019humiliation face aux traits de caract\u00e8re ou physique de certains, avec des complications pour le bon d\u00e9roulement des repas et des activit\u00e9s. Visiblement cette situation durait depuis deux ans et la stagiaire t\u00e9moignait de son sentiment d\u2019impuissance face \u00e0 la situation.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s plusieurs jeux de r\u00f4les, le groupe a propos\u00e9 de mettre en valeur les talents d\u2019imitation de ce personnage. La stagiaire a donc envisag\u00e9 autrement la situation et nous rapporte ce qu\u2019elle a pu exp\u00e9rimenter dans l\u2019intersession. Elle a demand\u00e9 un matin au r\u00e9sident de faire une imitation, ce qui provoqua une premi\u00e8re surprise. Ensuite, elle a demand\u00e9 une imitation d\u2019un personnage politique et a finalement \u00e9tabli avec lui un programme d\u2019imitation dans la semaine. Pas grand-chose, dirions-nous, en apparence, mais la professionnelle a ainsi repris les rennes, elle a pu dans le laps de temps du t\u00e9moignage canaliser la dur\u00e9e d\u2019imitation, d\u00e9vier l\u2019imitation \u00e0 l\u2019encontre des autres r\u00e9sidents et calmer un climat de tension au sein du groupe.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous constatons ainsi que la volont\u00e9 d\u2019arr\u00eater ce comportement alimentait la situation -probl\u00e8me et que la situation bougeait lorsque le talent \u00e9tait utilis\u00e9 car cela permettait en m\u00eame temps de le canaliser. Au passage, notons que nous avons une bonne chance ici de voir une modification sur l\u2019int\u00e9gration du personnage dans son institution.<\/p>\n\n\n\n<p>Les apports du \u00ab&nbsp;clown&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le personnage de clown-th\u00e9\u00e2tre est invit\u00e9 \u00e0 prendre place dans un jeu de r\u00f4le, soit en s\u2019ajoutant dans un r\u00f4le d\u00e9fini, soit en prenant la place d\u2019une des personnes en difficult\u00e9 (en l\u2019occurrence le travailleur social). Le clown Auguste \u00ab&nbsp;<em>est celui qui prend des tartes \u00e0 la cr\u00e8me et des coups de pied au derri\u00e8re. C\u2019est l\u2019idiot, le mal aim\u00e9, l\u2019exploit\u00e9, celui qui porte la mis\u00e8re du monde. Mais il est heureux et rend son<\/em> <em>public heureux\u2026 la mort n\u2019a jamais le dernier mot, puisque tout finit toujours dans le rire<\/em><a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftn6\">[4]<\/a>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Quand nous disons clown&nbsp;ce n\u2019est pas celui aux grandes chaussures et \u00e0 la perruque qui se soul\u00e8ve mais le personnage sensible et authentique, na\u00eff, g\u00e9n\u00e9reux et profond\u00e9ment optimiste, humain dans son rapport au monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Souvent ignor\u00e9 au d\u00e9but du jeu, il y prendra progressivement sa place, gr\u00e2ce \u00e0 une empathie profonde et non complaisante avec ceux qui souffrent d\u2019un c\u00f4t\u00e9 comme de l\u2019autre&nbsp;; en effet, le clown peut \u00eatre \u00e0 la fois compr\u00e9hensif et \u00e9prouver de la compassion pour le r\u00e9sident et en m\u00eame temps pour l\u2019\u00e9ducateur, basculant d\u2019un c\u00f4t\u00e9 \u00e0 l\u2019autre selon ce qu\u2019il \u00e9coute, observe, ressent, \u00e9prouve, agit\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Robert Escarpit&nbsp;\u00e9crit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>l\u2019humour est l\u2019unique rem\u00e8de qui d\u00e9noue les nerfs du monde sans l\u2019endormir, lui donne sa libert\u00e9 d\u2019esprit sans le rendre fou et mette dans les mains des hommes, sans les \u00e9craser, le poids de leur propre destin<\/em><a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftn7\">[5]<\/a>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours d\u2019un stage, nous avons planch\u00e9 sur le sujet de la masturbation en pr\u00e9sence des autres r\u00e9sidents, notamment lors des soir\u00e9es t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es. L\u2019intervention de Nitouche (n\u2019y voyez pas de jeu de mot puisque c\u2019est le nom de sc\u00e8ne d\u2019Odile Grippon) dans un jeu de r\u00f4le a permis d\u2019observer tout d\u2019abord une approche du clown \u00e9tonn\u00e9e et g\u00ean\u00e9e face \u00e0 l\u2019acteur&nbsp;: celui qui joue le r\u00e9sident, s\u2019exhibe (de fa\u00e7on symbolique, nous vous rassurons&nbsp;!) sans interrogation apparente sur ce qui lui semble normal. Puis arrive un \u00e9change de regard et d\u2019incompr\u00e9hension de part et d\u2019autre&nbsp;; Nitouche ne comprend pas pourquoi le joueur se permet cette pratique en public et l\u2019acteur-r\u00e9sident est lui-m\u00eame \u00e9tonn\u00e9 de la stup\u00e9faction de Nitouche. La parole arrive&nbsp;ensuite&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>Nitouche<\/em> \u2013 pourquoi tu fais \u00e7a ici&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le joueur<\/em>&nbsp;\u2013 eh bien regarde tout le monde le fait<\/p>\n\n\n\n<p><em>Nitouche<\/em>&nbsp;\u2013 mais arr\u00eate, c\u2019est g\u00eanant, moi quand je fais cela, je le fais dans ma chambre.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le joueur<\/em>&nbsp;\u2013 Ah bon&nbsp;!!!<\/p>\n\n\n\n<p>Le sujet parfois tabou, ne serait pas toujours pris en compte dans les institutions, laissant ainsi chaque professionnel dans une difficult\u00e9 face \u00e0 des r\u00e8gles et\/ou des limites non clairement \u00e9tablies. La demande de Nitouche de faire cet acte dans la chambre, parce que cela la g\u00eane, autorise avec limite la masturbation. Le clown, dans sa spontan\u00e9it\u00e9 a permis de trouver une sorte de compromis sur un sujet qui provoquait g\u00eane et difficult\u00e9 sur l\u2019attitude \u00e0 adopter. Mais surtout, nous quittons ici une moralisation ou un jugement, deux ingr\u00e9dients efficaces pour installer un conflit&nbsp;; il y a une relation authentique, entre adultes, car chacun s\u2019exprime et \u00e9change sur le sujet.<\/p>\n\n\n\n<p>Voici un r\u00e9cit&nbsp;sur un autre sujet, l\u2019accompagnement en fin de vie. Plusieurs stagiaires ont souhait\u00e9 travailler ce sujet. Nous avons pris une situation r\u00e9elle o\u00f9 le r\u00e9sident vient d\u2019apprendre le caract\u00e8re incurable de sa maladie. Les premiers jeux de r\u00f4le d\u00e9voilent qu\u2019il est difficile de s\u2019\u00e9carter des paroles qui se veulent positives mais qui au final ne laissent entrevoir aucun espoir, les discours et comportements sont attendus et tr\u00e8s vite l\u2019embarras arrive.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour illustrer ces propos, nous vous proposons un extrait de conversation que nous avons eu alors que nous pr\u00e9parions cet article, notamment cette r\u00e9flexion de Christian Hay&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Je me rappelle de ton intervention une fois sur la mort. On avait travaill\u00e9 le sujet d\u2019une fin de vie et l\u2019attendu du discours, tout le monde le conna\u00eet. &#8220;<em>Il ne reste pas longtemps mais le peu qu\u2019il te reste, \u00e7a vaut peut-\u00eatre le coup de le vivre \u00e0 fond<\/em>&#8220;. C\u2019est le genre de truc bateau et qui n\u2019int\u00e9resse pas. Dans le jeu de r\u00f4le, le r\u00e9sident a ressorti son ressenti&nbsp;: &#8220;ce sont des discours qui ne me touchent pas, qui m\u2019\u00e9nervent, des discours qui me cassent les pieds&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Et toi, Nitouche, tu \u00e9tais arriv\u00e9e et tu avais montr\u00e9 ton d\u00e9sarroi face \u00e0 la maladie, tu avais montr\u00e9 ton stress, tu avais montr\u00e9 ta col\u00e8re vis-\u00e0-vis du monde m\u00e9dical en disant \u00ab&#8221;&nbsp;mais comment \u00e7a se fait qu\u2019ils n\u2019arrivent pas \u00e0 trouver de solution, c\u2019est pas normal&#8221;&nbsp;\u00bb. Et puis apr\u00e8s, tu avais dit \u00ab&nbsp;&#8220;mais il y a de la neige dehors (c\u2019\u00e9tait en hiver et il y avait effectivement de la neige dehors), demain il faudra que je t\u2019am\u00e8ne de la neige&nbsp;et tu vas pouvoir la toucher, ce sera marrant&#8221;&nbsp;\u00bb. Et \u00e7a vaut 36 discours\u2026 Le t\u00e9moignage dans le jeu de r\u00f4le du r\u00e9sident qui \u00e9tait en fin de vie, a \u00e9t\u00e9 le suivant&nbsp;: &#8220;je pr\u00e9f\u00e8re entendre quelqu\u2019un qui me dit, <em>je t\u2019emm\u00e8ne de la neige<\/em>, que quelqu\u2019un qui me dise &nbsp;<em>il ne te reste pas longtemps mais il faut que tu profites de la vie<\/em>. Ca ne sert \u00e0 rien \u00e7a, \u00e7a n\u2019aide pas&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une id\u00e9e qui me fait penser qu\u2019on quitte les grands principes. On quitte le st\u00e9r\u00e9otype, le clich\u00e9 et on s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019anecdotique, au petit rien de l\u2019instant pr\u00e9sent qui permet de se sentir en vie, c\u2019est rien et c\u2019est beaucoup&nbsp;; c\u2019est concret&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, les t\u00e9moignages chez les stagiaires pleuvent, plusieurs ont v\u00e9cu ce sentiment et expriment une grande difficult\u00e9 \u00e0 apporter un petit quelque chose qui fait du bien dans ce type de situation.<\/p>\n\n\n\n<p>Nitouche a \u00e9clair\u00e9 des pistes face \u00e0 un sujet d\u00e9licat. Elle a tout d\u2019abord montr\u00e9 son d\u00e9sarroi, exprim\u00e9 clairement son interrogation face au monde m\u00e9dical impuissant, et puis, subitement, elle trouve une id\u00e9e simple, \u00ab&nbsp;je vais aller te chercher de la neige&nbsp;\u00bb. La prise en compte de la situation hivernale du moment a permis d\u2019\u00e9tablir une relation autrement plus l\u00e9g\u00e8re que la pr\u00e9c\u00e9dente car le discours soi-disant positif \u00e9tait empreint d\u2019un sentiment de vide sans avenir. La perspective d\u2019une neige touch\u00e9e a apport\u00e9 po\u00e9sie et l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, un petit quelque chose qui a permis un simple sourire chez le r\u00e9sident-joueur.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019humour&nbsp;: pour quelles comp\u00e9tences&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Trois comp\u00e9tences essentielles se d\u00e9gagent dans ce travail&nbsp;: la prise en compte de soi, la d\u00e9centration et l\u2019abandon de l\u2019argumentation. Trois domaines difficiles \u00e0 associer avec la dimension professionnelle, le discours, le comportement appris.<\/p>\n\n\n\n<p>La prise en compte de soi signifie un regard humain et non technique dans la relation. Il s\u2019agit de construire un lien avec ses ressentis et ses humeurs. D\u2019ailleurs, d\u2019un point de vue \u00e9tymologique, le mot humour nous vient de l\u2019humeur, une sorte de fluidit\u00e9 interne propice \u00e0 modifier l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit. L\u2019humoriste dans sa d\u00e9finition premi\u00e8re est tout d\u2019abord le partisan de la th\u00e9orie des humeurs, l\u2019anc\u00eatre du m\u00e9decin. Faire de l\u2019humour est donc un \u00ab&nbsp;je&nbsp;\u00bb qui parle. D\u2019ailleurs, tr\u00e8s souvent le jeune professionnel comprend tr\u00e8s vite qu\u2019il faut se prot\u00e9ger et ne pas absorber la difficult\u00e9 de l\u2019autre comme une \u00e9ponge. Le seul souci \u00e0 cela est de pouvoir garder une distance n\u00e9cessaire pour travailler sans pour autant \u00eatre trop \u00e9loign\u00e9 du sujet. Il s\u2019agit de retrouver un lien quand il n\u2019existe plus, mais un lien qui vient d\u2019abord du \u00ab&nbsp;soi&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9centration demande de pouvoir quitter momentan\u00e9ment l\u2019objectif affich\u00e9 pour engager une v\u00e9ritable relation. C\u2019est d\u2019abord la tension trop forte vers un objectif qui scl\u00e9rose parfois l\u2019action. Mais si nous \u00e9coutons certains t\u00e9moignages, nous constatons que les probl\u00e8mes relationnels grandissent au fur et \u00e0 mesure que l\u2019attachement \u00e0 l\u2019objectif augmente. La d\u00e9centration devient la capacit\u00e9 au recul, \u00e0 l\u2019\u00e9vitement, \u00e0 la relation frontale quand elle fait \u00e9chec.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019argumentation, la raison et la logique ont leurs faiblesses, il n\u2019y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Nous avons tous \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s \u00e0 vouloir faire passer un raisonnement <em>a priori<\/em> ind\u00e9fectible. Ici, nous cherchons \u00e0 mettre en exergue le symbolique, la suggestion et l\u2019imaginaire. La communication n\u2019est pas seulement le r\u00e9sultat d\u2019un \u00e9metteur brillant, c\u2019est aussi la capacit\u00e9 \u00e0 faire \u00ab&nbsp;grandir les oreilles&nbsp;\u00bb de l\u2019interlocuteur. L\u2019humour ne cherche pas \u00e0 convaincre, il cherche surtout \u00e0 d\u00e9poser un doute et une interrogation, \u00e9l\u00e9ment moteur au changement.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftnref1\">*<\/a> Formateur-consultant psychosociologue, &nbsp;Hay Formation-Conseil<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftnref2\">*<\/a>* Formatrice en IRTS, Bataclown, co-fondatrice de l\u2019association Tapatacl\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftnref3\">[1]<\/a>. Sigmund FREUD<em>, Le mot d&#8217;esprit et ses rapports avec l&#8217;inconscient<\/em>, Paris, Gallimard, 1930.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftnref4\">[2]<\/a>. Henri BERGSON, <em>Le Rire<\/em>, Paris, PUF, 1940.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftnref5\">[3]<\/a>. Arthur KOESTLER, <em>Le cri d&#8217;Archim\u00e8de<\/em>, Paris, Calmann-L\u00e9vy, 1965.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftnref6\">[4]<\/a>. \u00abGab le clown&nbsp;de Dieu&nbsp;\u00bb,<em> Panorama, <\/em>d\u00e9c.1998, p. 50.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/hay-formation.monsite-orange.fr\/page6\/index.html#_ftnref7\">[5]<\/a>. &nbsp;RobertESCARPIT<em>, L\u2019humour, <\/em>Paris, PUF (Que sais-je&nbsp;?), n\u00b0&nbsp;877, 1987.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parution sur Vie Sociale : &#8220;de l&#8217;humour et du rire dans le travail social&#8221; aux \u00e9ditions CEDIAS, N\u00b02\/2010 Un stage de formation professionnellesur l\u2019humour&nbsp;: quel sens&nbsp;? Christian Hay*courriel: hay.c@wanadoo.fr Odile Grippon**Courriel : grippon.odile@neuf.com Quelle dr\u00f4le d\u2019id\u00e9e d\u2019envisager l\u2019humour dans le monde social, l\u2019humour est un moyen de se distraire, c\u2019est tout&nbsp;; nous le rencontrons au [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-3","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/hay-formation-conseil.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/hay-formation-conseil.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/hay-formation-conseil.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hay-formation-conseil.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hay-formation-conseil.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/hay-formation-conseil.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16,"href":"https:\/\/hay-formation-conseil.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3\/revisions\/16"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/hay-formation-conseil.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}